Olivia joue les espionnes

Publié le par Za

She's back !

Olivia joue les espionnes

Olivia est mon héroïne.
Ian Falconer est mon héros.
Olivia est un cochon new-yorkais. Olivia est une fille. Une fille au caractère, disons... affirmé, qui ne s'en laisse pas conter (lire à ce sujet Olivia Reine des princesses), s'habille comme bon lui semble. Elle a des projets, des ambitions, des passions. Prenons par exemple la danse. Olivia est une admiratrice absolue de Martha Graham, ce qui n'est pas courant dans l'univers de l'album jeunesse, reconnaissons-le.

Olivia joue les espionnes

Mais il n'y a pas que la danse dans la vie, et Olivia a d'autres cordes à son arc. Comme l'espionnage.
Une conversation téléphonique, la mère qui se plaint de son volcan de fille, il n'en faut pas plus pour que l'inquiétude s'installe, pour que le goût du romanesque sans demi-mesure prenne le pas sur la réalité. S'en suivent alors une série de gags visuellement désopilants, servis par l'omniprésence d'une Olivia démultipliée, partout à la fois. L'économie de décor permet à Falconer de jouer la carte de l'héroïne hyperactive, toujours à l'image, même lorsqu'elle veut se camoufler.

Olivia joue les espionnes

Il pourrait y avoir une morale à cette histoire, une leçon de vie, un léger pensum sur la confiance à accorder à ses proches mais c'est sans compter avec la légendaire répartie d'Olivia qui a toujours le dernier mot et clôt l'album à sa manière.
Olivia joue les espionnes est un album drôle mais fin, multigénérationnel, qui échappe à tous les stéréotypes de genre sans pour autant en faire un principe. Pour tout cela, mais surtout pour le plaisir de retrouver - ou de découvrir - un personnage à nul autre pareil, lisez Olivia !

Olivia joue les espionnes
Ian Falconer
Seuil Jeunesse, juin 2017

Olivia joue les espionnes
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L
J'aime beaucoup Olivia, j'espère lire celui-là bientôt !
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